Critique de Pirates des Caraïbes 5: La Vengeance de Salazar

Le Bar bossé et le Jacques c’poivrot A une époque où tout se franchise et se démultiplie comme des Gremlins malveillants au contact d’une flotte hyper chlorée, que dis-je une armada de gouttes amères, l’univers Pirates des Caraïbes n’échappe pas à cette triste destinée faite d’impersonnalité passée à la photocopieuse, tout en scellant les concepts…

Critique de La La Land

Le crépuscule des rêves Comment pouvais-je me douter que le slogan « Plus de passion, plus d’émotions » de mon interminable attente allait esquisser mon jugement quant à l’inévitable fascination prédestinée à ce rêve de cinéphile ? Car ce film, je l’ai rêvé. Oui, chaque pas, chaque couleur, chaque mélopée du cœur agissent sur moi…

Critique de Guy and Madeline on a Park Bench

A rush, A glance, A touch, A dance Sous le souffle nostalgique d’un parapluie Bostonien, Guy and Madeline on a Park Bench se voudrait ranimer la flamme zélatrice des pas tapageurs d’un Fred Astaire dans la chaleur d’une nuit jazzy. Mais de l’idée au résultat, de la passion aux contraintes techniques, l’œuvre étudiante de Damien…

Critique de Rock’n Roll

Je dangereux A l’heure où les critères d’une beauté superficielle peuvent déterminer la tyrannie de la visibilité, Guillaume Canet s’insurge, tel un Michael Douglas sur la D-Fensive, contre le règne de l’Image et de l’hyper-narcissisme moderne. C’est dans cette volonté autodestructrice de briser par le rire les normes sociétales de l’égo qu’émerge la véritable hargne…

Critique d’Alibi.com

Indiscrétions RIRE, verbe : « Manifester un sentiment de joie intense par l’expression de sons convulsifs plus ou moins fort doublés d’un étirement de la bouche et d’une déformation momentanée de certains muscles faciaux » Vous savez, quand on s’est tapé ce Baltringue de Lagaf’ ou encore les inénarrables aventures filmiques de Kev’ dickhead Adams,…

Critique de The Birth of a Nation

Gods and Monsters « Was blind, but now, I see » A l’image de la portée libératrice de l’Amazing Grace, The Birth of a Nation se veut être un hymne rédempteur à l’impact universel. Outre sa capacité à susciter la réflexion, l’œuvre de Nate Parker prend forme dans son symbolisme permanent. Un peu comme si…

Critique de Salò ou les 120 Journées de Sodome

L’empire (in)décent Sous l’indignation effective, Pasolini élucide le paradoxe des extrémismes, cirque de la perversité suppliciant l’impérialisme de l’image. Salo se nourrit de sa propre répulsion dans l’abjection qu’elle suscite. La transgression de toute vertu dans un geste purement polémique constitue l’essence même de l’œuvre. Pourquoi vouloir montrer l’inqualifiable ? Peut-on se satisfaire dans le…

Critique de Harvey

Happiness Therapy Ah, mon vieux, les mirages existent. Un verre, deux verres et puis hop, tout n’est qu’illusion. Échappatoire à une réalité compromise par le manque de vie. Vivre, c’est être confronté à l’ivresse de vie,…ah l’ivresse, source d’un bonheur momentané. Ce n’est pas la Gueule d’Amour à côté de moi qui dira le contraire….

Critique de The Player

Sweet Smell of Success Au boulevard du crépuscule, le corbeau satirique flagelle d’une spirale cynique, un système détournant l’art vers un conformisme assassin. Ô Altman, toi le révolté à la caméra, où t’avances-tu dans les abîmes de la contestation ? Des Nuits Debout, tu en as passé, la contre-culture, ça te connaît. Le cinéma, en…

Critique de Il était une fois en Amérique

Out of the Past Once upon a time in America est une œuvre où le temps n’a pas de prise, mausolée d’une nostalgie immuable, où l’émotion s’affirme crescendo au rythme d’un opéra romanesque. Dans la vapeur d’un train en gare, à l’ombre des nuées misérables, au cœur de la brume extatique du port, les souvenirs…

Critique de Il était une fois dans l’ouest

Les Westerns se couchent à l’Ouest Pour une poignée de regards, Leone dépoussière le temps, l’imprègne de sa musicalité mélancolique, magnifiant un Duel au soleil de la décadence stimulante de ses « gueules » saillantes. La sueur ruisselle, les regards fusillent, un ballet mortuaire se joue devant la porte du paradis. Au silence infiniment désertique succède une…

Critique de La Griffe du Passé

Touch of Evil L’emprise du passé brise l’idylle obscure de l’homme placide au Trench Coat désabusé, dupé par la femme fatale dans une évasive noirceur stylisée. Le destin s’impose à lui, aucune issue, aucun moyen d’y échapper. La griffe du passé est imprégnée d’un profond fatalisme, une inexorable noirceur qui en fait l’un des plus…