Critique de Midnight Express

Freedom after inhumanity

Attention Mesdames et Messieurs, le vol en direction des États Unis d’Amérique va bientôt décoller. Veuillez déposer tous le haschisch scotché sur votre torse ou nous vous enverrons dans la prison la plus exécrable du monde (pire que Guantánamo) dans un pays où la justice rime avec « va te faire foutre pendant 30 ans » et où la seule chance de liberté est l’Express de minuit… enfin presque ! La Turquie vous souhaite un bon voyage et nous espérons vous revoir bientôt dans notre magnifique pays. Pas de bol pour William « Billy » Hayes qui a eu la malchance de se faire contrôler lors de son petit voyage en Turquie et où il n’a pas vraiment eu la chance de faire du tourisme.

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Et hop les ennuis commencent…

Midnight Express fait parti de ces films qui vous marque à jamais tant ce film est un choc, une claque immense pour le spectateur. C’est pas un film très marrant, ah ça non. La mention « histoire vraie » renforce la puissance des actions présentes à l’écran. Le film affiche en effet une force émotionnelle inégalable. Un sentiment de révolte et de compassion nous envahit au fur et à mesure que le personnage descend aux enfers. Le scénario, quant à lui assez romancé, impressionne : dans l’enfer des prisons turcs avec des conditions épouvantables… rien de plus efficace, c’est carrément un K.O. que le spectateur se prend. Violence et émotion se conjuguent à un réalisme presque documentaire pour traiter un propos délicat à l’époque : on oublie certainement pas toute la polémique autour du film jugé raciste et anti-turcs.

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Direction la prison…

Brad Davis quant à lui est époustouflant dans ce rôle avec ses accents de désespoir… Les seconds rôles contribuent également à donner une force supplémentaire au scénario: Randy Quaid et John Hurt sont impressionnants. Et la fin, ah oui la fin, c’est l’une des plus belles fins de l’histoire du cinéma, une invitation à la liberté. La BO aux sonorités électroniques (le premier film a utilisé des sons électro) est superbe et colle parfaitement à l’aspect dramatique du film; on se souvient tous de l’Istanbul Blues et du thème de Midnight Express

Pour résumer, Alan Parker signe l’un des plus grands films d’incarcération ou devrai-je dire de voyage au bout de l’enfer , un film qui te change un homme à jamais et te prend aux tripes : ah, ça Ouai il en a bavé Billy Hayes!

Note: 9/10

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