Critique de La Rage au ventre

Le Raging Bull émotif

Jake Gyllenhaal est un acteur complet. Que ce soit sa prestation d’arriviste de l’information dans Nightcall ou de cow-boy homo à Brokeback Mountain, il ne cesse de nous impressionner. C’est par ces rôles hétéroclites qu’il entretient sa position d’acteur fétiche (et valeur sûre) à Hollywood. Prochainement, il repoussera une nouvelle fois ses limites dans Everest en alpiniste intrépide et barbu.

Toute la puissance du film réside donc dans la prestation plus qu’impressionnante deJake Gyllenhaal autant physique (gain de muscles hallucinant) que psychologique: il donne tout et on le ressent. C’est principalement grâce à lui que le film tient en haleine. Sa prestation est saisissante de réalisme, autant sur le ring que dans sa vie privée. Les combats disputés sont particulièrement bluffant (caméras embarquées, steadicam, Go pro, etc): on s’y croirait presque !

The Billy Hope-Kalil Turay fight at Madison Sq. Garden, where a despondent Billy spirals out of control.  JG
Le combat Billy Hope/ Kalil Turay au Madison Square Garden: Jake n’y va pas de main morte !

Mais derrière ce boxeur marqué par les blessures du ring se cache avant tout un père (et un mari) dévoué à sa famille. Et oui, « la famille, c’est sacré ». Encore plus fort que les poings, un regard, celui d’un père dévasté par la séparation avec sa fille suite à la mort de sa femme Maureen (interprété par la sublime Rachel McAdams). Un regard vaut mieux que mille mots… en particulier celui de Jake Gyllenhaal. Le pathos est lui aussi bien présent: on ne peut éviter les bons sentiments. Mais bon la scène finale des retrouvailles ne peut que vous faire monter la larme à l’œil!

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Billy et Maureen (Rachel MacAdams): la famille c’est sacré !

Le sujet ayant déjà été exploité de multiples fois (Million Dollar Baby, Raging Bull…), un bon scénario est de rigueur. C’est là que La rage au ventre ne remplit pas toutes ses promesses. On peut en effet reprocher au scénario son manque de complexité et son côté assez prévisible: l’intrigue est classique, un peu trop même et rappellera surement Rocky aux amateurs du genre.

Pour résumer, Antoine Fuqua sait sans conteste comment faire un bon divertissement. De Training Day à The Equalizer, il a su entraîner le spectateur dans des histoires très prenantes. La rage au ventre ou devrai-je dire Southpaw ne déroge pas à la règle. Malgré les insuffisances du scénario, c’est en effet, pour le coup, un film poignant (dans les 2 sens du terme) emporté par un acteur exceptionnel qui ne finira pas de faire parler de lui d’autant plus que sa prestation pourrait lui valoir la précieuse statuette tant convoitée par les acteurs d’Hollywood: un jour peut-être ?

Note: 7/10

jakeoscarsouthpawcineyourlife
A quand un Oscar pour Jake ?
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